Le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime présente à Rome son modèle de lutte contre les dérèglements climatiques dans le cadre du Plan Maroc Vert 
La France, le Maroc et la FAO ont organisé le  13 octobre  au siège de la FAO  à Rome, en marge de la 42ème Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale, une session de réflexion et d’échange  autour  des  solutions  permettant de prendre  en  compte  la  sécurité  alimentaire dans  la  lutte  contre  les  dérèglements  climatiques  sous  le  thème :  «Comment  concilier  la lutte contre les dérèglements climatiques et la sécurité alimentaire »  
A  cette  occasion,  M.  José  GRAZIANO  DA  SILVA,  Directeur  Général  de l’Organisation  de l’ONU  pour  l’Alimentation  et  l’Agriculture  (FAO),  a  confirmé  l’engagement  de  la  FAO  à assister  les  pays  à  travers  ses  différentes  activités  et  a  souligné  l’importance  de  la mobilisation  de  tous  pour  répondre  au  défi  d’assurer  la  sécurité  alimentaire  dans  un contexte de dérèglement climatique. 
 
M.  Stéphane  LE  FOLL,  le  Ministre  de  l’Agriculture,  de  l’Agro-alimentaire  a  présenté l‘initiative  internationale  pour  le  renforcement  de  la  teneur  en  carbone  des  sols  pour  en améliorer la fertilité et relever ainsi le défi de la sécurité alimentaire. Il a aussi souligné la nécessité d’appuyer le programme international de recherche et de coopération scientifique 
sur la séquestration du carbone dans les sols. 
 
M.  Mohammed  El  GUERROUJ,  Directeur  Général  de  l’Agence  pour  le  Développement Agricole, a présenté les efforts déployés et les mesures innovantes entreprises dans le cadre du  Plan  Maroc  Vert  à  même  de  réduire  la  vulnérabilité    de  l'agriculture  marocaine  au dérèglement climatique, en particulier pour les populations les plus vulnérables. Il a mis en 
exergue aussi bien les mesures d’ordre opérationnel que les mesures d’ordre institutionnel et  règlementaire  qui  sont  prises  par  le  Plan  Maroc  Vert  en  matière  d’atténuation  ou d’adaptation aux changements climatiques.  
 
Mme  Hilal  ELVER,  rapporteuse  spéciale  des  Nations  Unies  sur  le  droit à  l’alimentation,  a présenté  la  nécessité  d’adopter  une  approche  fondée sur  les  droits  tout  en  tenant  en compte les populations les plus vulnérables.   
M.  Lapodini  Marc  Atouga,  commissaire  de  l’agriculture,  de l’environnement  et  des ressources en eau de la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a réitéré le soutien de la CEDEAO à l’initiative  « 4 pour 1000 » qui vise à montrer que sécurité alimentaire  et  lutte  contre  les  dérèglements  climatiques  sont  complémentaires  et  à  faire  en sorte que l’agriculture apporte des solutions. 
 
Au cours de cette séance, l’Appel de Tanger, lancé le 20 septembre 2015 par Sa Majesté le Roi que Dieu l’Assiste et le Président français, a été rappelé. Cet appel a souligné l’obligation de faire de la COP 21 à Paris et de la COP 22 à Marrakech deux étapes complémentaires au service de l'avancement de la lutte contre le changement climatique et ce, en accordant la même importance à l'adaptation et à l'atténuation des effets du changement climatique.